Rechercher
  • Claudine Olivier®

Les 4 piliers de l'apprentissage chez Claudine Olivier®

Mis à jour : 5 janv 2019



Chers parents,


J’aimerai vous parler un peu des 4 piliers de l’apprentissage théorisé par le psychologue cognitiviste et neuroscientifique français (et depuis Janvier 2018 président du conseil scientifique de l'Éducation Nationale) Stanislas DEHAENE.

Lors de ses conférences et de ses interventions, Stanislas DEHAENE parle des 4 piliers de l’apprentissage des enfants qui sont à l’école ; évidemment ces piliers peuvent aussi s’appliquer aux plus petits et je vais tenter, par leur biais, de vous illustrer un peu plus notre démarche.


Pilier 1 : L’attention

Le premier pilier de l’apprentissage est l’attention. En sciences cognitives, on appelle "attention" l'ensemble des mécanismes par lesquels notre cerveau sélectionne une information, l'amplifie, la canalise et l'approfondit.

Faire attention, c'est donc aussi sélectionner - et, en conséquence, prendre le risque d'être aveugle à ce que nous choisissons de ne pas voir.

Impact sur l’enseignement des enfants : si un enfant ne comprend pas à quoi il doit faire attention, il ne le voit pas, et ce qu'il ne voit pas, il ne peut pas l'apprendre.

Chez Claudine Olivier® : Lors que l’équipe propose des activités aux enfants (activités individuelles le plus souvent avec les bébés, activités collectives avec les plus grands) elle s’efforce de leur présenter des activités avec UN objectif spécifique, en s’efforçant de mettre en place des conditions leur permettant de ne pas s’éparpiller. C’est pour cela qu’on épure parfois le terrain de jeu de l’enfant, pour lui permettre de se concentrer sur un objectif et de ne focaliser son attention uniquement sur ce qu’on lui propose.

Ce que les neurosciences aujourd’hui confirment sur l’importance de l’attention dans l’apprentissage, d’autres théoriciens comme Maria Montessori l’avaient déjà observé et théorisé auparavant.


Pilier 2 : L'engagement actif

L'engagement actif est le second pilier de l'apprentissage : un organisme passif n'apprend pas. Apprendre efficacement, c'est refuser la passivité, s'engager, explorer avec curiosité, générer activement des hypothèses et les mettre à l'épreuve.

Chez Claudine Olivier® : L’enfant est forcément acteur de ses apprentissages car il apprend par expérimentation et non par apprentissage « top à down ».


Pilier 3 : Le retour sur erreur ou le retour d’information

Il est pratiquement impossible de progresser si l'on ne commence pas par échouer - à condition de recevoir un signal de feed-back, une rétroaction qui nous indique la bonne voie. C'est pourquoi le retour sur erreur est le troisième pilier de l'apprentissage, et l'un des paramètres éducatifs les plus influents : la qualité et la précision du retour que nous recevons déterminent la rapidité avec laquelle nous apprenons [...]

Un apprentissage théorique testé régulièrement jusqu’à compréhension est la meilleure façon d’apprendre.

Chez Claudine Olivier® : Les mêmes situations sont régulièrement proposées aux enfants. Elles leur permettent ainsi de « rejouer le match ou la partie », de progresser et de mieux intégrer les concepts qu’on leur présente.


Pilier 4 : La consolidation

La consolidation consiste à passer d'un traitement lent, conscient, avec effort (sollicitant énormément le cortex préfrontal), à un fonctionnement rapide, inconscient, automatique (libérant le cortex préfrontal et permettant ainsi de nouveaux apprentissages).

On a découvert qu’en permettant à une personne de dormir, même une simple sieste, et sans ré-apprentissage, la mesure de la performance était améliorée.

C’est que le cerveau travaille pendant le sommeil : il « met en ordre » les nouveautés qu’il a enregistrées, probablement en les rejouant en accéléré.

Chez les enfants présentant des troubles de l’attention ou des difficultés d’apprentissage, on a vu qu’un rééquilibrage de leur temps de sommeil pouvait avoir des effets aussi bénéfiques, sinon plus, qu’une intervention pharmacologique.

Chez Claudine Olivier® : On tente au maximum de respecter le rythme de l’enfant et c’est pour cela que le temps de sieste est un temps important.

Lorsque j’ai travaillé sur la conception de la crèche, j’ai pris le parti de créer un espace dortoir semblable, autant que faire se peut, à une chambre. J’estimais qu’un plus grand espace de vie modulable en en coin dortoir n’aurait pas permis aux enfants de dormir de façon assez profonde ou « efficace ».

Chez Claudine Olivier® nous n’imposons pas de temps spécifique de sieste (surtout chez les enfants de moins d’un an), nous proposons une sieste lorsque l’enfant présente des signes de fatigue.


Pour en savoir plus sur les sujets de plasticité cérébrale et des principes d’apprentissage, je vous recommande de visionner et lire


Colloque du 20 novembre 2012 au Collège de France en 2012. Conférence sur les grands principes de l’apprentissage. https://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/symposium-2012-11-20-10h00.htm


Article de novembre 2013 dans la revue Paris Innovation http://parisinnovationreview.com/article/les-quatre-piliers-de-lapprentissage-stanislas-dehaene